• La préparation du voyage

    Notre objectif

     

     

     

     

    A force de discuter de voyages, de destinations à ne pas manquer et d’expériences à vivre, une idée a germé dans nos esprits.

    Pourquoi ne pas se donner le temps de réaliser toutes ces envies en un voyage à destination d’un pays qui nous attire. Très vite, Le Japon nous est apparu comme une évidence et il ne restait plus qu’à décider des pays à  traverser pour le rejoindre.

    L’appel des steppes de Mongolie aura été le premier élément déterminant du tracé.

    Alors depuis Paris, devant une carte du Monde, on s’est laissé guider par nos envies de découverte et notre imagination.

    C’est décidé, le Luxembourg et l’Allemagne seront les théâtres de nos premiers tours de roue à l’étranger. Puis on se dirigera vers Moscou en passant par la République Tchèque, la Pologne et l’Ukraine. On traversera ensuite les grandes plaines du Kazakhstan qui nous mèneront jusqu’en Mongolie. De là, retour en Russie pour découvrir le fameux Lac Baïkal avant de filer vers Vladivostok où l’on prendra un bateau pour le pays du soleil levant.

    15 000 Km de routes, de chemins, de paysages et de rencontres pendant 4 mois à travers 10 pays.

    Un détail restait à régler : le moyen de locomotion.

     

    On ira en VanVan

    Mais c’est quoi une VanVan ? Eh ben c’est ça :

    Une petite moto de chez Suzuki avec un moteur 125cm3, légère, maniable et qui affiche une vitesse de pointe à … 100km/h à deux.

    Certains se demanderont pourquoi on n’a pas choisi une moto plus puissante, capable d’avaler les kilomètres et surtout de nous pousser plus vite sur les plaines interminables des pays traversés.

    Tout d’abord il y’a le prix. Non pas simplement celui de la moto, mais surtout celui du carnet de passage en douanes. En effet, il faut savoir que lorsque vous décidez de sortir de l’Europe avec votre véhicule, vous avez besoin de ce document pour assurer les autorités que vous reviendrez en France avec. Et pour obtenir ce carnet, l’Automobile Club de France vous rançonne de la valeur de votre engin à l’argus ou de 2500euros s’il côte moins.

    Ensuite, vous aurez vite compris que sur une distance pareille, une des dépenses les plus importantes sera le carburant. Cette moto consomme environ 3.5L /100 Km. Ridicule pour une moto non ?

    Enfin, il y’a la question de l’entretien et des problèmes mécaniques que l’on pourrait rencontrer. Avec une VanVan, on a une mécanique simple et robuste que les garagistes perdus au fin fond des steppes seront capables de réparer.. Tout du moins on l’espère.

     

    La paperasse

    On peut avouer assez honnêtement que c’est finalement la partie la plus complexe à gérer. Pas pour les pays de l’UE, ni pour l’Ukraine d’ailleurs (pas besoin de Visa pour y faire les touristes moins de 6 moins!) mais pour la suite du voyage : La Russie.

    Débarquant de notre petit nuage, on se renseigne sur les visas et on apprend qu’il faut en plus un « voucher » ou invitation si vous préférez. Quelques googlisations plus tard, on découvre que pour obtenir ces invitations, il faut soit s’adresser à une agence de voyages (mais elles refusent car vous ne partez pas avec leur tour sur la Volga), soit graisser la patte à un intermédiaire qui vous fait ça pour quelques dizaines d’euros. Jusque là, plutôt simple me direz-vous.

    Oui mais c’était sans compter sur la durée du visa touristique et son utilisation : 30 jours pour une entrée sur le territoire. Ha oui, sauf que nous allons devoir franchir six fois les frontières Russes (3 en entrée, 3 en sortie, bravo aux matheux qui suivent!) et y rester environ 2 mois en tout. Là, ça paraît tout de suite plus compliqué sauf que… c’était sans compter sur le site Russie Autrement, notre sauveur providentiel qui vous permet d’obtenir des visas business multi-entrées (comprenez autant que vous voulez) de 6 mois. C’est pas beau ça ?

    Pour le Kazakhstan et la Mongolie, ça reste finalement assez classique, on paie un visa à l’ambassade du pays concerné en France, et on peut faire les touristes pendant 30 jours avec 1 entrée et 1 sortie.

    Et enfin le Japon, qui a visiblement des accords avec la France et où l’on peut rester 3 mois sans visa. Finalement, y’a juste cette histoire de permis à faire traduire une fois sur place qui va nous coûter !